Programmes majeurs

La Fondation du Judaïsme Français se préoccupe de la place des juifs en France, de la reconnaissance de leur importance dans l’Histoire du pays, de leur avenir et plus globalement de la transmission vers les générations jeunes. Cette ambition, qui respecte ses statuts et objets, a pour vocation d’être utile au plus grand nombre, à commencer par les institutions juives elles-mêmes.
Ce positionnement a conduit la Fondation à prendre des initiatives.

Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française

Le Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française s’est tenu, avec succès, dimanche 19 et lundi 20 mars 2017 au Conseil Economique, Social et Environnemental. Plus de 1 000 personnes ont assisté aux conférences et débats, avec pour thématique centrale la Montée des Violences. Pendant les deux jours, ce thème a été décliné sous de multiples facettes. Les grands intellectuels d’aujourd’hui étaient présents, ayant en commun d’avoir travaillé sur la problématique de la violence. Ils avaient été conviés sur ce critère et sur celui de la francophonie. Il y eut bien sûr des absents, pour la plupart empêchés par des engagements de longue date. Les enregistrements vidéo seront prochainement mis en ligne et les échanges et interventions donneront lieu à publication. Le prochain Colloque devrait se tenir en 2019.
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Séminaire René Cassin

Le Séminaire René Cassin a pour vocation de réunir des intellectuels jeunes autour de problématiques contemporaines. L’ambition est de constituer un Think-tank juif de haut niveau dont les apports intellectuels pourront être transmis aux générations, plus jeunes ou ne disposant pas du même niveau de formation universitaire. L’idée est également de faciliter des prises de paroles dans la sphère publique. Le Séminaire René Cassin fonctionnera sous différents formats, dont le digital, sans exclure des approches plus traditionnelles comme la réception de grands intellectuels, français ou étrangers, juifs et non-juifs. Le Séminaire qui a donné lieu à réflexion en 2016 verra le jour au printemps 2017.

Observatoire

La troisième initiative est la naissance de l’Observatoire de la Fondation du Judaïsme Français. Suite aux résultats de l’enquête sur la relation à l’Autre dans la société française réalisée en 2015, conduite par Ipsos, pilotée par un comité scientifique constitué des sociologues Dominique Schnapper et Chantal Bordes-Benayoun, la Fondation du Judaïsme Français a considéré nécessaire d’institutionnaliser la démarche en fondant un observatoire. Chantal Bordes-Benayoun a pris la décision de ne pas l’intégrer, ne parvenant pas à mener de front un engagement auprès de la Fondation et les obligations inhérentes à son activité universitaire.

Un deuxième volet de l’enquête sur la relation à l’Autre dans la société française a été réalisé en 2016. En plus d’une étude auprès d’un échantillon représentatif de la population française, la Fondation du Judaïsme Français a souhaité disposer de résultats concernant les jeunes générations. Il était important d’apprécier ce qui relève d’effets d’âge. Les résultats de cette deuxième enquête ont été significatifs. Dans un contexte anxiogène, la progression des crispations identitaires reste limitée. Les relations de la population globale avec les musulmans apparaissent apaisées au quotidien et l’on n’enregistre pas de progression des appréciations défavorables envers l’Islam en tant que tel ou les musulmans de manière générale. En revanche, la visibilité de l’Islam dans l’espace public est une source de tensions plus vives qu’il y a deux ans. On note une inquiétude diffuse vis-à-vis de la figure symbolique de l’homme musulman comme porteur d’une menace potentielle palpable. Si les préjugés envers les juifs restent très répandus, ils sont en recul sensible. On constate une compréhension accrue des craintes ressenties par les juifs depuis les attentats de 2015 et une prise de conscience du phénomène de leur départ. Les Français s’identifient désormais mieux à une minorité qui a été parmi la première visée par le terrorisme djihadiste.  Les jeunes se différencient assez peu du reste de la population sauf sur trois aspects : ils se montrent significativement plus tolérants que la moyenne envers l’homosexualité, l’Islam et partagent moins les préjugés antisémites que l’ensemble des Français.

Une conférence de presse a été organisée, à la Maison de l’Amérique Latine à Paris, afin de présenter cette deuxième enquête. Elle a assuré de la visibilité à l’Observatoire, donnant lieu à des interviews et un article de l’AFP repris par des quotidiens et hebdomadaires nationaux (Le Monde, La Croix, Libération, Le Point, l’Express, L’Obs, Challenge…).

L’observatoire a mis en place un cycle de petits déjeuners-débats, Les Rencontres de la Fondation du Judaïsme Français. Son premier opus avait pour invités, Hakim El Karoui (auteur de l’étude publiée par l’institut Montaigne : Un Islam français est possible) et le Grand Rabbin de France, Haïm Korsia, autour de la thématique Tensions et perspectives identitaires au sein de la société française.

Approché en 2016, Pascal Perrineau, professeur des universités à Science Po a accepté de rejoindre Dominique Schnapper au sein du comité scientifique.

L’Observatoire a décidé en 2016 le déploiement d’un second volet axé sur l’observation et la compréhension des mouvements sociologiques et démographiques de la Communauté juive organisée, dont les résultats ont vocation à participer à l’information des dirigeants communautaires. Il s’agit en partenariat et avec l’appui des principales institutions juives d’évaluer et de suivre des indices démographiques, sociologiques, économiques, culturels et de pratique religieuse. Ces observations et analyses, dans la durée, seront complétées par des analyses quantitatives du regard des juifs de France sur la politique intérieure et leurs préférences en termes de sensibilité électorales, ainsi que par l’évaluation de leurs intentions d’immigration et leur appréciation sur la politique israélienne.

Noé pour la jeunesse

Noé est le quatrième engagement majeur de la Fondation du Judaïsme Français.  Il s’agit de contribuer puissamment à un programme ambitieux élaboré par le Fonds Social Juif Unifié en concertation et association avec des représentants, institutionnels et non institutionnels, de la jeunesse juive de France. Noé s’adresse à un spectre large de 6 à 30 ans. Il concerne aussi bien les jeunes proches des organisations communautaires qu’éloignés. Pour sa deuxième année consécutive, la Fondation du Judaïsme Français a réitéré en 2016 son engagement financier, sur ses propres fonds et avec le concours des disponibilités de la Fondation sous égide Raymonde Sitcowsky. L’enjeu est de participer et d’encourager le renforcement de l’identité juive des jeunes de la Communauté. La Fondation du Judaïsme Français œuvre pour que les autres financeurs potentiels (FMS, Fondation Rothschild-IAR, Sacta-Rachi) s’associent à ce programme prioritaire pour l’avenir du Judaïsme Français.

Commission d’enseignement et de recherche

Enfin, la Fondation du Judaïsme Français abrite et anime la Commission d’enseignement et de recherche qui se préoccupe de l’avenir des études juives universitaires en France et de leur reconnaissance par les pouvoirs publics. Le président en est Daniel Tollet, de la Société des Etudes Juives. La Fondation du Judaïsme Français a subventionné un projet pour la création d’un annuaire universitaire des études juives.