Pourquoi rassembler ici le corpus des textes qui, du Concours de l’Académie Royale de Metz en 1787 aux réflexions présentées par Michel Berr en 1806, couvre l’ensemble du processus qui conduira les juifs de France à obtenir l’égalité des droits civils ?
Parce qu’au-delà de l’intérêt des textes eux-mêmes comme documents sur la période révolutionnaire et les débuts de l’Empire, on découvre une multiplicité de voix qui, par-delà les déterminations confessionnelles et les appartenances politiques ou sociales, réunit des hommes et une femme autour d’une même question : celle de la présence des juifs et de la place qu’il convient de leur accorder en France mais aussi plus largement dans l’histoire de l’humanité.
