
Écrire, c’est bien plus qu’apprendre une compétence. C’est donner à chaque enfant les moyens d’exprimer ce qu’il ressent, d’organiser sa pensée et de trouver sa voix. La publication de « 7 récits d’aujourd’hui » chez Gallimard, issue du projet « Reconquête de l’écrit » porté par le CIFODEM de l’Université Paris Cité, illustre ce que l’éducation peut accomplir quand elle est pensée comme un acte d’émancipation avec le soutien du Ministère de l’Éducation nationale et de la Fondation du Judaïsme Français.
L’écriture en crise : un enjeu éducatif majeur
Dans un contexte marqué par la montée en puissance des usages numériques, messageries instantanées, réseaux sociaux, claviers omniprésents,écriture manuscrite et la pratique de textes structurés reculent. Ce n’est pas seulement une question de graphie ou de motricité fine. C’est une question de structuration de la pensée. Car écrire un texte long, c’est apprendre à organiser ses idées, à les enchaîner, à les nuancer, à construire un raisonnement plutôt qu’à le fragmenter en courtes séquences.
Ce recul n’est pas neutre socialement. Les élèves qui maîtrisent le moins bien l’écrit sont souvent ceux qui disposent de moins de ressources pour le développer en dehors de l’école. L’écriture devient alors un enjeu de justice éducative autant que pédagogique.
C’est précisément à ce défi que le projet « Reconquête de l’écrit » entend répondre avec méthode, terrain et ambition.
Le CIFODEM : une expertise au service de la langue
Derrière le projet « Reconquête de l’écrit », il y a une institution dont c’est précisément la raison d’être.
Le CIFODEM Centre International : Formation, Outils et Démarches pédagogiques est un centre de recherche-action rattaché à l’Université Paris Cité, présidé par le linguiste Alain Bentolila, figure de référence dans les débats français sur la maîtrise de la langue.
Sa mission est à la fois théorique et pratique : comprendre comment les enfants apprennent à parler, à lire, à comprendre et à écrire et traduire ces recherches en dispositifs pédagogiques concrets à destination des enseignants. Ses domaines d’intervention couvrent l’apprentissage du langage oral, la lecture, la compréhension des écrits, la maîtrise de l’expression écrite et la différenciation pédagogique.
Le CIFODEM entretient des liens étroits avec le Ministère de l’Éducation nationale : ses ressources sont hébergées sur la plateforme PodÉduc du ministère, et ses travaux s’inscrivent dans des dispositifs nationaux comme les Cordées de la réussite. Une présence institutionnelle qui dit la légitimité et la crédibilité de ses approches.
Ce n’est pas un laboratoire qui pense depuis l’extérieur, c’est un acteur qui agit depuis le terrain, aux côtés des enseignants et des élèves.
« Reconquête de l’écrit » : le projet et ses ambitions
Le nom dit déjà l’enjeu. « Reconquête de l’écrit » pas simplement « amélioration », pas « remédiation » : reconquête. Un mot qui suppose qu’il y a eu une perte, et qu’il est possible et nécessaire de reprendre du terrain.
Le projet, conçu et porté par le CIFODEM avec le soutien du Ministère de l’Éducation nationale, part d’un constat simple : trop d’élèves ont perdu le goût et la capacité de l’écriture longue et structurée. Pas parce qu’ils n’en sont pas capables mais parce que les conditions pour développer cette capacité se sont réduites, à l’école comme en dehors.
L’ambition du projet est double. D’un côté, redonner aux élèves le goût d’écrire pas pour remplir une feuille, mais pour dire quelque chose, pour se dire quelque chose. De l’autre, leur offrir les outils pédagogiques pour y parvenir : accompagnement structuré, dispositifs de terrain, classes participantes.
Ce que le projet produit, ce ne sont pas seulement des progrès mesurables sur des évaluations standardisées. C’est quelque chose de plus profond : une confiance retrouvée dans sa propre capacité à s’exprimer. Et cette confiance-là, elle ne disparaît pas avec la fin de l’année scolaire.
Le soutien de la Fondation du Judaïsme Français : éducation et émancipation
Pour la Fondation du Judaïsme Français, soutenir le projet « Reconquête de l’écrit » n’est pas un geste isolé. C’est un engagement.
La Fondation du Judaïsme Français a depuis longtemps fait de l’éducation l’un de ses piliers fondamentaux aux côtés de la solidarité, de la culture et de la mémoire. Mais ce que ce soutien dit de manière particulièrement nette, c’est la conviction que l’éducation n’est pas seulement un droit : c’est un levier d’émancipation.
Maîtriser l’écrit, c’est maîtriser sa propre parole. C’est pouvoir formuler ce que l’on pense, défendre ce que l’on croit, raconter ce que l’on a vécu. C’est accéder à une forme de liberté intérieure que ni le numérique ni les raccourcis ne peuvent remplacer.
En accompagnant ce projet, la Fondation du Judaïsme Français montre aussi que la philanthropie peut agir sur des sujets très concrets du système éducatif, pas seulement sur des actions caritatives, mais sur les structures mêmes de la réussite scolaire. Et ce faisant, elle rejoint une conviction portée par le CIFODEM depuis ses débuts : que la langue n’est pas un luxe, c’est une condition.
Partagez, soutenez, transmettez
« 7 récits d’aujourd’hui” est bien plus qu’un livre. C’est la preuve que l’écriture peut redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : un outil de confiance, d’expression et d’émancipation pour tous les enfants, quels que soient leur origine et leur parcours.
N’hésitez pas à partager cette belle initiative autour de vous.
👉 En savoir plus sur la Fondation du Judaïsme Français : fondationjudaisme.org
👉 Découvrez les travaux du CIFODEM : fodem-descartes.fr