Fondation Martin Buber

  Photo Raymond Danziger

La Fondation Martin Buber est un pôle de réflexion et d’étude sur les problèmes contemporains du judaïsme, plus particulièrement dans ses rapports avec la cité. Créée en 1993 par Raymond Danziger, la Fondation porte le nom du philosophe Martin Buber (Vienne 1878- Jérusalem 1965) en raison de deux qualités fondamentales qui irriguent son œuvre et dont la Fondation souhaite s’inspirer : le questionnement et le dialogue.

Définissant le judaïsme comme une « sainte insécurité », Martin Buber a estimé qu’il n’y avait pas antinomie entre identité juive et quête de l’universel, entre introspection et ouverture à autrui. Théologien et pédagogue, il avait comme constante préoccupation la diffusion du savoir et l’épanouissement d’un humanisme juif. 

Ces considérations ont guidé les premiers travaux de la Fondation Martin Buber. Au lieu de consacrer son activité à la récompense d’auteurs méritants ou à l’organisation de manifestations de prestige, elle a mis en place des groupes de travail qui ont choisi le thème de leurs investigations. N’étant affiliée à aucune institution, la Fondation a été un ferment de rencontre et de dialogue entre enseignants, chercheurs de haut niveau, intellectuels, responsables communautaires, écrivains,… La participation aux cercles d’études et les échanges qui y ont eu lieu ont été fort appréciés. Des thèmes comme la légitimité dans le judaïsme, la transmission de la Tradition, le rôle des organisations juives ont suscité de vifs débats et laissé de fructueux souvenirs. 

Aujourd’hui, la Fondation Martin Buber se prépare à aborder une nouvelle étape de son existence, tant par les sujets qu’elle souhaite traiter que par l’organisation matérielle de ses manifestations. Sur le fond, la Fondation souhaite s’emparer d’un problème majeur qui alimente l’actualité : le capitalisme financier a envahi la sphère sociale et a consacré le credo de la mesure des performances, comme si tout pouvait être calculé, contrôlé, prévu. Les conséquences qui en résultent sur le monde du travail ont engendré insatisfaction et souffrance : une « société du malaise »est née. 

La Fondation Martin Buber entend porter un regard juif sur ces dérives et contribuer, grâce aux riches sources que sont la Torah et le Talmud, à la restauration d’une éthique de la finance et d’une éthique du travail.

 Télécharger le programme des colloques et séminaires de la Fondation Martin Buber 2014